Bon anniversaire la roséole

Et oui le 14 Doris a eu 1 ans. Et bien devinez où elle était à l’heure exacte de sa naissance (le 14 août à 2 heures du matin)…
Tout commence à J-2, en fin de matinée Doris à un bon 38 de fièvre. A midi elle passe les 39,5 et on commence à lui donner du Dolipran à intervalle régulier pour faire baisser la fièvre. A 1 heure du matin (H-25) je finis par appeler le médecin conseil du Samu qui me fait doubler la dose de Dolipran et me dit qu’il faut voir un pédiatre dès le lendemain. La nuit est chaotique, Doris se réveille toute les une à deux heures. Le matin, rendez-vous est pris chez le pédiatre de Belley pour 14H. C’est le pédiatre le plus prêt de notre nouvelle maison, mais on ne le connaît pas du tout. J’y emmène Doris. Là, après un examen rapide, mais mal vécu par Doris, le pédiatre ne trouve rien de particulier : pas d’Otite, rien dans la gorge et aucun bouton. Le pédiatre pense que ça peut être une infection urinaire ou une roséole. Comme il ne voit pas de bouton, il recommande d’aller faire une analyse d’urine au service pédiatrique de l’hôpital juste à côté. J’ai compris plus tard que c’était son service. Bref, j’arrive là-bas, pour un deuxième, un troisième et enfin un quatrième examen que Doris apprécie de moins en moins.
Doris à maintenant plus de 40 de fièvre, j’entame plusieurs discussions plutôt stériles avec un pédiatre et un interne sur le thème « si j’ai bien compris ce que vous comptez faire : vous aller prendre sa température régulièrement ? C’est ça ? Et tant qu’il y a de la fièvre, vous allez continuer à lui donner du Dolipran en attendant les résultats de l’analyse approfondie de l’urine » (l’examen rapide n’a rien signalé d’anormale). J’essaie d’expliquer que prendre la température et donner du Dolipran, c’est dans mes cordes. J’ajoute aussi que pour moi, il est important que Doris rentre au calme dans un lieu qu’elle connaît pour se reposer. C’est qu’avec toute cette affaire, elle a fait une très mauvaise nuit et elle a raté toutes ces siestes depuis 24 H.
Rien à faire, on frise le dialogue de sourd, nous voilà parti pour passer la nuit à l’hôpital (H – 8). Heureusement, j’ai un doudou de substitution, par contre, c’est la galère car je n’ai rien pour lui faire à manger. Doris ne prend toujours pas de biberon, en temps normal, on lui fait donc une mixture à base de lait de chèvre, de yaourt de chèvre ou de brebis et de flocon de céréale pour épaissir le tout pour que ça soit mangeable à la cuillère. Même en oubliant la notion de lait de chèvre, je m’y reprends à plusieurs fois pour expliquer notre recette secrète aux puéres. Finalement, je termine à la biberonnerie (réservée exclusivement au personnel) à me bricoler une mixture avec ce qu’il y a. (Chose amusante, en pédiatrie à l’hôpital de Belley, il n’y a pas de lait deuxième âge. Peut-être qu’ils n’ont que des enfants entre 0 et 6 mois puis entre 1 an et 14 ans.) De toute façon Doris n’avale presque rien, elle entame une grève partielle de la faim. Cette grève s’est terminée aujourd’hui (10 jours après), enfin c’est ce que j’espère car ce soir, elle nous a fait son premier repas complet depuis l’hospitalisation.
En fin de journée, Lydie est passée nous voir après le travail. Après de gros câlins et une rapide sieste dans les bras de maman, il est maintenant temps d’attaquer la vraie nuit, dans le calme légendaire d’un hôpital. Bonne surprise Doris s’endort bien en ne se réveillant qu’une fois avant deux heures du matin. À deux heure du matin justement, Doris a exactement un an, on est réveillé par l’infirmière qui vient prendre la température. Bonne nouvelle, ça baisse enfin ! Je lui demande à moitié endormi de souhaiter un bon anniversaire à Doris. Ce qu’elle fait avant de s’éclipser. À partir de ce moment-là, Doris a fini ça nuit dans mes bras en dormant par tranche d’un quart d’heure.
Au petit matin, fort de la baisse de température de la nuit, on attend le passage du pédiatre de 10 H pour être enfin libéré de ce calvaire. Et à 10 H précise…  Heu 11H40, le pédiatre passe dans la chambre, prend la température et… Pas de chance, elle est remontée. Une liché de Dolipran et on attends le passage du pédiatre de 14 H précise avec un promesse : «  à moins de 38, on sort ».
Contrat remplit, vers 15 H, on a enfin le précieux bon de sortie !
De retour à la maison, un petit coup d’Internet : google + roséole. Réponse unanime : la roséole, c’est 3 jours de forte fièvre et à la fin de celle-là, les boutons caractéristiques de la maladie sortent. Et ça n’a pas loupé, après trois jours de fièvre, les boutons sont arrivés.…
Moralité, Doris n’aura passé que la moitié de son premier jour d’anniversaire à l’hôpital. On ne sait toujours pas pourquoi les pédiatres écartaient la roséole à chaque examen sous prétexte qu’il n’y avait pas de bouton alors même que la fièvre était toujours là. Et dans le même registre, on se demande encore si on s’est retrouvé bloqué à l’hôpital pour remplir un service quasi vide, pour une méconnaissance de la roséole, ou pour de la prévention tout à fait normale…
Bilan de la première année : une roséole, pas d’autre maladie, mais quelle aventure ;)

This entry was posted on Jeudi, août 23rd, 2007 at 22:15 and is filed under Bulletin de santé, Nouvelles. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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