23 juillet 2009

Du cheval de Troie à la pétanque, en passant par les méditations d’Hippocrate…

Posté par Paul dans la catégorie : voyages sur la terre des arbres .

Ambitieux programme non ? D’autant que nous allons parler aussi de Nostradamus, d’un naturaliste de la Renaissance, Pierre Belon, et d’un tigre miniature qui apprécie la vie en altitude. Le lien commun entre tous ces éléments disparates ? Le PLATANE, le bon vieux platane qui pousse sur les places de nos villages, le long des routes ou dans les cours des fermes ; un arbre qui n’a rien d’extraordinaire, que tout le monde pense connaître et sur lequel le regard s’attarde rarement. Et pourtant ! Il est l’un des plus majestueux de nos compagnons feuillus et certains spécimens méritent un hommage appuyé tant Mère Nature leur a accordé d’admirables proportions. Voici donc une chronique qui a la prétention de réhabiliter non une splendeur déchue, mais un acteur ignoré de nos paysages quotidiens, un proche dont la santé est parfois préoccupante.

zeus-et-europe Le platane était présent dans nos contrées à la fin de l’ère tertiaire : il y a cinq millions d’années, longtemps donc avant la naissance de Pagnol, on trouvait déjà des platanes dans la vallée du Rhône et sur les collines provençales. Les grandes glaciations du quaternaire l’ont poussé à se réfugier sous des cieux plus cléments, dans les Balkans, en Crête et sur les bordures occidentales de l’Asie. Il a fallu attendre la Renaissance pour qu’un botaniste le découvre en Grèce et tente à nouveau de l’acclimater sous nos latitudes. La plupart des arbres que nous admirons maintenant ne sont pas les descendants directs de ce platane d’Orient, mais un hybride de cet arbre avec un lointain cousin, le platane d’Occident qui pousse à l’Est des Etats-Unis. Cette espèce américaine aurait été acclimatée en Europe au début du XVIIIème siècle et le croisement avec le platanus orientalis se serait fait très rapidement. J’en reparlerai. Puisque de Grèce il est question, c’est dans ce pays que nous allons débuter notre voyage car le platane y jouit d’un prestige important, lié à une place d’honneur dans la mythologie et dans l’histoire ancienne. Je vais commencer par vous conter une très jolie histoire, celle de l’enlèvement d’Europe, une jeune fille d’une beauté ravissante qui connut l’amour dans les bras de Zeus… Le regard acéré (et intéressé) du dieu aperçut la charmante demoiselle du haut de l’Olympe. On a beau être dieu on n’en reste pas moins sensible aux charmes féminins. Zeus prit la forme d’un taureau blanc pour s’approcher de la fille du roi de Tyr. Celle-ci folâtrait dans les vertes prairies et cueillait des fleurs qu’elle tressait en couronne. Le Dieu-taureau se mêla au royal troupeau qui paissait dans l’herbe verte ; il s’approcha subrepticement et enleva la jeune fille ; il courut puis nagea dans les flots tumultueux jusqu’à l’île de Crête. Europe ne semblait guère effarouchée par ce comportement cavalier (bovin ?) et, assise sur la croupe de l’animal, elle se cramponnait à ses longues cornes… Au pied d’une colline, dans un lieu nommé Gortis, le taureau déposa sa captive. Selon les chroniques d’Homère, de nombreuses sources rendaient le vallon boisé particulièrement accueillant. Zeus retrouva sa forme originelle et embrassa tendrement la belle Europe. Un immense platane abrita leurs ébats amoureux de son ombre. On dit que l’arbre, pris par l’émotion, abaissa ses branches jusqu’au sol pour constituer un écrin dans lequel le couple vécut un moment de bonheur sans égal. Selon la tradition populaire, le platane, depuis ce jour, conserva ses feuilles couleur émeraude et ce été comme hiver…

platane-parc-leopold Le platane occupe une place toute particulière dans la mythologie et dans l’histoire grecque et la légende que je vous ai contée est loin d’être la seule à se référer à cet arbre magnifique. Laissons Tyr pour Sparte :  c’est sur une place bordée de platanes, le Plataniste, que s’entrainent les jeunes gens, futurs héros de la cité. Même lors des chaudes après-midi estivales, l’ombre reste suffisamment fraîche pour que l’homme puisse supporter une activité physique un peu plus intense que notre traditionnelle pétanque. On retrouve aussi le platane dans l’histoire de Troie. Depuis trois ans, les Grecs assiègent la ville sans réussir à s’en emparer. Epéios décide de construire un cheval de bois creux dans lequel se cache un groupe de combattants guidés par le valeureux Ulysse. Bûcherons et charpentiers se mettent à l’œuvre et devinez sur quels arbres se porte leur choix : sur des platanes bien entendu. On retrouve aussi cet arbre non loin de la tombe de Diomède, fils de Tydée et de Déipyle, un autre héros de la guerre de Troie. Les Grecs lui témoignaient une véritable vénération et de nombreuses libations avaient lieu à l’ombre de ses branches, cérémonies au cours desquelles on avait coutume d’arroser ses racines de vin. Lequel des dieux ou des héros grecs n’a pas eu son petit platane bien à lui, on peut se le demander : Ménélas, Agamemnon avaient leur arbre culte ; quant à Xerxès, lors de sa traversée de la Lydie, on dit qu’il tomba amoureux d’un platane auquel il offrit colliers et bracelets en or… Je ne sais pas ce que penseraient nos botanistes actuels de tous ces traitements, mais il est indéniable qu’ils témoignent de la passion que les anciens Grecs vouaient à cet arbre ! Je terminerai ce bref voyage en Grèce en évoquant le célèbre Hippocrate, père de la médecine, qui donnait ses consultations sous le platane de la ville de Kos, dans le Dodécanèse. Il avait créé en ce lieu sa propre école de médecine, en 420 av. JC et il y exerça sa science jusqu’à sa mort… Le fameux arbre, âgé de plus de deux mille ans, serait toujours debout et aurait une circonférence de 14 m. Nos platanes modernes ont encore du chemin à parcourir pour atteindre cette dimension impressionnante, mais certains sont en bonne voie.

pierre-belon Revenons en France après cette escapade. Il faut attendre la Renaissance pour que le platane oriental réapparaisse sous nos cieux et plus particulièrement l’expédition en Grèce du naturaliste Pierre Belon. Notre homme, féru de botanique, a ses entrées à la cour de François 1er. Le roi de France décide, en 1546 d’envoyer une ambassade à Constantinople pour rendre hommage à Soliman le Magnifique. Afin d’assurer un maximum de prestige à cette expédition, François 1er veille à ce qu’elle comporte un certain nombre de savants, chargés d’étudier le pays dans lequel ils vont évoluer. Il faut dire que le périple envisagé pour notre groupe d’ambassadeurs est important : ils vont faire escale en Croatie, en Grèce, en Turquie, en Palestine, en Egypte… Pierre Belon va pouvoir satisfaire son immense soif de connaissances. En Turquie il s’intéresse au pavot et surtout à l’opium que l’on tire de ses capsules. Il décrit avec soin le mode de culture et les divers usages de la plante… En Grèce il fait escale à Kos et tombe en émerveillement devant l’arbre d’Hippocrate… En Egypte, ce sont les papyrus et les crocodiles qui stimulent ses talents d’observateur… Lors de son retour en France, en 1549, la couronne royale a changé de tête, et il offre en hommage au roi Henri II l’ensemble de ses trouvailles. Il décide notamment de semer, dans le domaine de Touvoie (ancienne propriété de son protecteur René du Bellay), les graines de platanus orientalis en sa possession. L’expérience réussit, mais il est difficile de savoir ce que les arbres sont devenus. En réalité, il faudra attendre encore deux siècles pour que la culture de l’arbre se développe vraiment sur notre territoire. C’est Buffon qui fera planter les premiers spécimens connus au jardin du Roi, au milieu du XVIIIème siècle. Belon, dont je vous conterai peut-être un jour la vie un peu plus en détails, mourut de façon bien singulière. On le trouva, assassiné, au Bois de Boulogne et l’on pense que sa fin mystérieuse pourrait bien avoir un rapport avec l’intérêt poussé qu’il témoignait à une certaine plante orientale dont l’usage n’était pas qu’ornemental. Selon la légende, le platane géant qui se trouve à Lamanon non loin de Salon-de-Provence, aurait été planté par Catherine de Médicis lors de l’une de ses rencontres avec le médecin-astrologue Michel de Nostredame (Nostradamus). Si les faits étaient vérifiés, il pourrait alors s’agir de l’un des spécimens cultivés par Pierre Belon. L’arbre est magnifique en tout cas et l’ami Krapo arboricole lui a consacré l’une de ses célèbres chroniques.

platanus-occidentalis A l’époque où Buffon rend à son tour honneur à l’espèce orientale du platane, des pépiniéristes anglais cultivent depuis déjà pas mal d’années, dans le jardin botanique d’Oxford, un cousin américain de cet arbre : le platanus occidentalis… Par suite d’un croisement végétal, sans doute plus lié à un caprice de la nature qu’à une volonté humaine, va naître un hybride des deux arbres : notre actuel platane, parasol favori des joueurs de pétanque, ennemi juré des automobilistes qui confondent routes nationales et pistes de course pour Formule 1. Les deux espèces ne sont guère différentes. Le platane occidental s’élève à une cinquantaine de mètres de hauteur et ses feuilles, moins découpées, ne possèdent que trois lobes (contre cinq ou sept pour le platanus orientalis). L’écorce des deux arbres ne se décolle pas tout à fait de la même façon aussi. Le patrimoine génétique des deux arbres est proche cependant puisque, fait plutôt rare en botanique, l’hybride apparu entre les deux espèces n’est pas stérile mais donne à son tour des descendants conservant leurs caractéristiques. Ce tout récent platanus hybridus est maintenant de loin le plus répandu dans nos contrées. C’est au XIXème siècle qu’il a été largement planté, en bordure des avenues, au centre des places de villages et le long des routes encore paisibles.

feuille-fruit-platane Le bois des platanes taillés, émondés, martyrisés, n’a que peu d’intérêt pour l’ébéniste. Il n’a guère d’autre valeur que celle d’être un excellent bois de chauffe, ce qui n’est pas rien, vous en conviendrez. Lorsque dans les parcs les platanes ont pu conserver leur élan naturel, ils offrent par contre de magnifiques fûts droits dans lesquels menuisiers, charpentiers, ébénistes et parfois même luthiers,  trouveront leur bonheur. Le bois de ces arbres est en effet d’excellente qualité, proche de celui du hêtre par l’aspect et possédant même des qualités mécaniques supérieures. La veine est discrète mais assez décorative, dans les tons crème et rose, avec une maillure très fine, un peu brunâtre. Les troncs de haute qualité sont assez rares car le platane est plus souvent planté pour « faire de l’ombre » que dans l’optique de produire des grumes pour le sciage. C’est un peu dommage. Je possède une épinette des Vosges (instrument de musique traditionnel) dont la caisse est probablement réalisée avec ce bois : elle est fort belle et possède une sonorité de bonne qualité.  On se sert aussi du platane pour fabriquer des crosses de fusil, des règles ou des équerres en bois, des jouets ainsi que pas mal de mobilier miniature : coffrets, tiroirs, ameublements pour maisons de poupée…  Les usages médicinaux sont relativement limités ; par contre certaines personnes présentent des allergies au pollen de l’arbre ou au duvet floconneux qui habille la partie inférieure des jeunes feuilles. Les fruits se présentent sous la forme de boules réunissant une importante collection d’akènes velus agglomérés ensemble. Ces boules restent sur l’arbre longtemps après la chute des feuilles. Le vent d’hiver se charge ensuite de les disséminer dans un environnement parfois assez vaste. Les plaisantins connaissent très bien la sensation désagréable que créent ces fruits mûrs lorsqu’on les désagrège et qu’on lance la nuée de poussière obtenue sur une personne : c’est l’un des fameux « poil à gratter » tant apprécié de certains collégiens à une époque, semble-t-il maintenant, à peu près révolue ! Le platane lui aussi a des ennemis : outre la tronçonneuse des agents de l’équipement, notre arbre sympathique est parasité par un insecte de la famille des tingidés, appelé plus communément « tigre », qui cause des ravages importants dans le feuillage, notamment dans le Sud de la France. Cette sorte de punaise est originaire d’Amérique et elle est apparue en France dans les années soixante-dix. Lorsque l’on s’assied sous un platane, il est fréquent de récupérer quelques tigres sur la tête ou sur le haut du corps. Heureusement, ces prédateurs-là ne viennent pas du Bengale !

platanes-minimes A travers ces quelques anecdotes, j’espère avoir attiré votre attention sur un arbre commun mais non point anodin. Je serai content de mon travail si votre regard sur le grand parasol qui ombrage la place de votre village ou les bancs de votre avenue a quelque peu évolué… A ce propos, je me permets d’emprunter la conclusion de cette brève étude à Pierre Lieutaghi, l’un de mes auteurs « fétiches » en matière de botanique. Il évoque l’image du platane d’une façon que je trouve très réaliste et très sensible : « En choisissant tout particulièrement le platane pour orner, non sans avoir confié son faîte passionné au fer d’un émondeur cartésien, les cours sinistres des collèges du siècle passé, les dignes propagateurs de l’Education nationale songeaient sans doute aux arbres de la promenade de l’Académie, à Athènes, qui ombrageaient les sentences des stoïciens et les diatribes des sophistes. A promener des rêveries de lycéen peu enthousiaste dans un quiconque de troncs meurtris par des générations de potaches en mal d’épigraphes vengeurs, j’aurais pu prendre en haine ces témoins impassibles de mes études à petit feu. Mais ils étaient soumis à la discipline grossière de l’ébrancheur : condamnés à des peines semblables, eux à perdre leur noblesse native, moi l’émerveillement, nous en vînmes à une entente de prisonniers muets. Quand j’eus droit à une remise de peine, avant d’avoir purgé tout mon temps d’instruction, je m’étais pris d’une certaine passion pour les arbres sauvages… Je garde encore une reconnaissance émue envers ces pâles compagnons d’infortune auxquels il n’était laissé que des bras tors et chétifs, pour clamer, à chaque printemps, leur désir fou de frondaisons. » Jolie conclusion, non ?

6 Comments so far...

Clopin Says:

23 juillet 2009 at 23:56.

En Toscane, entre Pise et Lucca, j’ai remarqué que de nombreux platanes plantés au bord des routes sont morts ou en train de se dessecher. Peut-être à rapprocher d’un article que j’ai lu il y a plusieurs années qui explique que les platanes du sud de la France sont attaqués par un parasite qui se serait développé à partir du bois des caisses de munitions laissées par les Américains après le débarquement de Provence… As-tu entendu parler de ça ?

Paul Says:

24 juillet 2009 at 07:21.

On trouve une information similaire dans Wikipedia :
« Les platanes de Provence sont sérieusement menacés par un micro-champignon Ceratocystis fimbriata responsable de la maladie du chancre coloré. Cousin de l’ennemi des ormes, ce parasite est originaire des États-Unis, où il a été décelé dès 1929. Il a très probablement été introduit sur la façade européenne de la Méditerranée lors des opérations militaires de la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec les caisses en bois d’armement américain2. Si le parasite est d’abord resté latent pendant près de 15 ans, il touche actuellement[Quand ?] toute l’Italie, la Suisse (Tessin et canton de Genève), le Sud de la Grèce ainsi que le Sud de la France, avec un front avancé en région lyonnaise (Bourg-en-Bresse, chambéry…) et dans le Sud Ouest (Canal du Midi, Saint-Gaudens, Toulouse…). Quelques spores du champignon introduites dans une blessure, même minime, suffisent à infecter l’arbre tout entier qui ne résistera pas plus de 4 à 6 ans selon l’endroit de la contamination. En France, près de 50 000 arbres ont déjà péri ainsi. »
Ce qui est drôle c’est que cette maladie se développe dans les régions où le platane est le plus « à son aise » question climat, c’est à dire sur le pourtour méditerranéen… En Toscane, non loin du lac de Bolsène, nous avons dormi dans un hôtel portant le nom de « ai platani moderno ». Il faut dire que l’allée de platanes qui conduisait au lac méritait d’être admirée. Quant au « moderno », je pense qu’il s’appliquait à l’hôtel !

patrice Says:

25 juillet 2009 at 17:47.

Quel bel arbre que le platane! Nous le rencontrons souvent mais sans le voir vraiment.
Il a souvent été planté dans nos bonnes cités à une certaine époque mais maintenant souvent il gène. Comme en ce moment dans la douce ville de Chambéry où pour refaire le quartier des halles on vient d’abattre une dizaine de vénérables platanes. Travaux attaqués en douceur le 13 juillet quand nombre de Chambériens étaient en week-end prolongé.
Pour l’argent!….

Grhum Says:

26 juillet 2009 at 16:08.

Merci Paul pour ce bel article sur les platanes, arbre que j’affectionne particulièrement. J’aimerai préciser que cet arbre a été planté en grand nombre dans nos villages pendant la révolution, et a gagné le qualificatif « d’arbre de la liberté ». Quand on voit effectivement tous les platanes qui font l’objet d’abattage systématique (et il faudrait aussi parler lorsque ce n’est pas le cas des tailles imbéciles qui les mutilent et leur donne une forme inesthétique) depuis des décennies, il y a là un beau symbole qui illustre bien le devenir de notre société qui se voit enrichie de jour en jour de plus en plus de lois liberticides…
Enfin j’ai hâte d’aller retrouver mes amis platanes vénérables dans le Var.

François Says:

2 août 2009 at 22:01.

Effectivement, voilà qui éclaire le platane d’une lumière nouvelle. Ceci étant, j’ai toujours bien aimé cet arbre et je trouve très agréables les alignements que l’on trouve le long de certaines routes françaises.

Cela me rappelle aussi ma tendre enfance, quand nous allions nous promener au parc. J’aimais ramasser des bouts d’écorce de platane tombés à terre et demandais à ma mère d’y lire des lettres d’amis imaginaires. J’en ai gardé une affection particulière pour cet arbre.

CAREGNATO Says:

3 avril 2010 at 17:17.

Le château des bruyères se cache au bout d’une allée de 200 m jonché de marronniers, recouvert en parti de la verdure de 10 majestueux platanes dont un qui mesure 10m de circonférence 55m de haut
Souvent sur les guides touristiques oublie de mentionner
Ce château bâtisse du XVII mais nous avons trouver des dates de 1628 qui était supposer être la boulangerie dans toute la ville de pont saint esprit et toute association confondu ne font allusion a ce château pourtant il existe bel et bien puisque sur le dernier cadastre napoléonien il es mentionné château demeure du conte de Lezert lieutenant du Roy

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